Serge Charchoune (1888-1975), Le Cirque, Aquarelle Gouachée, Signée, Datée 48, Encadrée

Description
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Artiste

Serge Charchoune (1888-1975)

Epoque

20ème siècle

Style

Art moderne

Matière

Gouache

Etat

Très bon état génaral

Dimensions 22 × 23 cm
Prix 2 200,00
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Serge Charchoune peintre et poète d’origine russe, artiste incontournable de l’Art Moderne du XXème siècle.
Aquarelle gouachée sur papier, encadrée sous verre Musée, datée 27, juin 1948 à droite.
Il étudie la peinture à Moscou puis en 1912 arrive à Paris ou il  s’inscrit à l’atelier du peintre cubiste Henri Le Fauconnier En 1914 il se réfugie à Barcelone avec sa compagne sculpteur Helena Grunhoff où il rencontre les peintres Albert Gleizes, Marie Laurencin et Francis Picabia. Avec Helena Grunhoff ils exposent ensemble pour la première fois en 1916 chez Josep Dalmau passionné par l’art d’avant-garde. Grâce à ce dernier, Charchoune expose des peintures abstraites qu’il qualifie lui-même d’« ornementales », ainsi que d’autres œuvres proches des arts décoratifs et du cubisme.
Après la révolution d’octobre 1917, il renonce à rentrer en Russie, repasse par Paris et en 1920 et retrouve Picabia. Il fréquente les réunions des dadaistes au café Certá.
À son tour, il crée un groupe Dada appelé Palata Poetov (« La Chambre des Poètes ») qui se réunit au café Caméléon.
En 1922, à Berlin, il expose à la galerie Der Sturm une nouvelle série de peintures qu’il appelle « cubisme ornemental ». Il rencontre des artistes russes déçus par la révolution, dont la danseuse Isadora Duncan.. Charchoune renonce alors à rentrer en URSS et retourne à Paris en 1923.
En 1925 Charchoune rencontre à Paris Amédée Ozenfant avec lequel il noue des liens d’amitiés; il entame alors grâce à l’influence d’Ozenfant sa période puriste, certainement une de ses plus belles périodes. Avec Ozenfant et Le Corbusier il participe à la revue “L’Esprit Nouveau” avec de nombreux autres artistes: Lhote, Valmier, Picasso, Apollinaire, Cocteau, Breton, Léger.
En 1926, il participe à la Rétrospective du salon des indépendants. Après sa rencontre avec Amédée Ozenfant, il adopte définitivement le purisme  et produit de nombreuses œuvres. Ozenfant le présente à la Galerie Percier et à son directeur André Level qui lui offre sa première grande exposition. Il rencontre à la galerie Percier d’autres peintres dont René Rimbert qui deviendra son ami et avec lequel il entamera une correspondance fournie.
Il est inspiré par deux éléments, l’eau et la musique. À partir de 1954 son œuvre devient de plus en plus abstraite et dépouillée, Il rencontre alors Pierre Lecuire er son protégé Nicolas de Staël. De Staël est fasciné par Charchoune et dira de lui: “c’est le plus grand d’entre nous”. Une autre rencontre va être importante, celle de René Guerra, professeur à La Sorbonne de littérature russe. Dans son petit atelier de la porte de Vanves Charchoune peint avec à ses côtés un petit transistor qui diffuse: Bach, Mozart, Vivaldi, Beethoven… Les compositions entremêlent musique et l’eau toujours présente. Il fera un long voyage initiatique jusqu’aux îles Galapagos qui représentent à ses yeux tout ce que la nature peut offrir de mieux à l’homme. En 1974 Rimbert lors d’une de ses expositions à la Galerie Berri Lardy lui présente un jeune collectionneur: Pierre Guénégan qui publiera trente ans plus tard le catalogue raisonné de l’ensemble de son œuvre peint.
En 1971 c’est enfin une reconnaissance nationale avec une rétrospective qui lui est consacrée au Musée National d’Art Moderne, à Paris. Il expose une centaine d’œuvres qui retracent l’ensemble de sa carrière. En 1975 il disparaît, le voyage est terminé, il aura produit plus de cinq mille peintures; il meurt en laissant une empreinte considérable dans la peinture de son époque. Pierre Lecuire et René Guerra sont ses exécuteurs testamentaires et l’accompagnent jusqu’à sa dernière demeure.


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